Storyboard

Illustrer en quelques images le parcours d'un utilisateur

Concevoir Communiquer

Un storyboard est une description illustrée en quelques images d’une histoire. Ils sont très largement utilisés dans le cinéma, pour préparer les scènes à filmer, mais ils ont aussi leur place dans le design, même si les objectifs sont un peu différents. En design, on se concentre en général sur une toute petite partie d’une expérience globale. La plupart des storyboards de design peuvent donc tenir en très peu (3) de cases (situation problématique > solution > résolution).

Ils peuvent aider à différents niveaux du processus de conception, depuis une situation d’utilisation du service, jusqu’à des détails d’interaction en design d’interface. Selon les projets, les storyboards réalisés pourront même servir de base à une vidéo explicative de l’expérience.

Il peut être utilisé dans une approche ‘divergente’ (pour générer des idées) ou ‘convergente’ pour synthétiser les discussions et les choix de l’équipe projet.

Avantages

  • Développer de l’empathie, en s’intéressant au parcours d’un utilisateur et en cherchant à se mettre à sa place.
  • Se focaliser sur le(s) point(s) de contact le(s) plus important(s). Alors qu’au départ d’un projet, on a plutôt tendance à vouloir le décrire dans les moindres détails.
  • Force à penser les interactions en terme de flow (et non une succession d’actions isolées).
  • Raconter une histoire permet de créer de l’engagement émotionnel autour du projet et fédérer les différents acteurs.

Étapes pour une utilisation ‘divergente’

  1. Décrire les différents points de contact et choisir la partie de l’expérience à laquelle on veut s’adresser.
  2. Prendre des notes de manière individuelle pour faire ressortir les points importants (liste et/ou mindmap).
  3. Crazy eights (individuel, encore). Remplir rapidement une feuille A4 séparée en 8 cases.
  4. Développer sa ou ses idée/s préférée/s sous forme de storyboard en 3 cases. Accompagner chaque case d’une description courte. (individuel, toujours)
  5. Afficher toutes les idées au mur (en laissant de la place pour pouvoir se déplacer)
  6. Faire le tour des idées (en silence) et noter les idées favorites (par exemple en y mettant des gommettes de couleur)
  7. Tour de critique. En prenant 3 minutes par storyboard sélectionné. Les gens commencent par dire ce qu’ils ont aimé et pourquoi ils l’ont choisi et celui qui l’a réalisé ne fait que répondre aux questions.

Conseils

  • Utiliser des marqueurs épais, pour ne pas trop s’attacher au style du dessins
  • En commençant par dessiner une scène par post-it, on peut ensuite facilement modifier l’ordre ou ajouter des éléments intermédiaires
  • Le storyboard doit pouvoir être compris tout seul (standalone), et pas seulement par les gens présents dans la salle
  • Donner un nom à chacun des storyboards. On doit pouvoir être sûr du quel on parle quand on échange
  • Ne pas chercher à faire quelque chose de parfait
  • Répéter le processus en entier autant de fois qu’il est nécessaire, sur d’autres parties du parcours ou sur des points plus précis
  • Une fois l’équipe satisfaite, vous pouvez trouver un moyen de mettre au propre votre production, en refaisant les dessins ou en utilisant un outil en ligne.
  • Pour faire un dessin propre, vous pouvez ‘redessiner’ par dessus des photos
  • Si vous dessinez, mettez en avant votre solution avec de la couleur
  • Être critique sur sa solution ⚠! On a toujours envie de montrer que son produit est magique, mais il faut rester réaliste. Attention à l’effet “Tada 🧙‍♂️”

Questions à se poser

  • Quelle est la séquence clé ? Le moment où l’utilisateur découvre le produit pour la première fois ? Une utilisation régulière ? Une utilisation collaborative ? Si besoin, essayer d’en dessiner plusieurs. Le storyboard doit mettre en avant la valeur ajoutée et l’unicité de votre solution.
  • À qui est-il destiné ? À quel point ai-je besoin de le mettre au propre ? Si c’est pour un usage dans l’équipe, on peut rester au niveau des post-its.

Sources

Exemples